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27 juillet 2010

Notre Chalon dans la rue


Après 4 jours de cavalcade dans ce Chalon dans la rue pour des rencontres pour la prochaine création "Entrailles", pour les réunions Falar/Far-Est et Rue Libre (bientôt sur le blog de la FALAR) et aussi pour voir des spectacles, je me pose devant l'ordi pour faire partager à qui veut mon ressenti sur ce festival. On ne peut pas tout voir et la diversité est énorme, pour notre part nous avons fait une petite sélection des compagnies amies, des compagnies qu'on ne connaît pas et des spectacles qu'on nous conseille. Nous avons vu Molière des Goulus (off), Pipototal (in), Les Seaux de la Valise (off), Tragédie d'un poème (in), Volubilis (off), Musicabrass (in), les Batteurs de Pavés (off), Page blanche (in),La mâchoire 36 (off), Rosette (off du off), la fanfare de St Coin (off), Numéros 8 (off), le groupe Zur (in) et Gab Fabing (Off du Off). Je ne parlerai pas de tous, certains nous ont plus et d'autres moins mais j'ai quelques coups de coeur que j'ai envie de partager. Michael

Musicabrass... Géantissime!






Musicabrass est une fanfare, la seul à jouer sur billetterie (ils sont dans le in), on arrive sur une place et on découvre une fanfare, pour l'instant rien de surprenant. Mais très vite il nous donne des ustensiles à mettre devant nos oreilles pour changer la perception du son et le voyage commence. Ca continue dans la rue ou les musiciens se mettent à faire sonner le mobilier de la rue (exactement comme des branks) grincements de vitres, de chaises, frottements de pavillons sur les murs (j'adore) et secousses de plantes vertes. Puis c'est tous les son d'une ville, du plus petit (boite aux lettre, feuille dans les arbres, volets roulants, portes de garage jusqu'au plus grands, manif de rue, Klaxon, sirène avec lesquels ils jouent et qu'ils mélangent avec une musique écrite pour fanfare. On continue dans une cour pour y découvrir des installations sonores incroyables et ils vont même jusqu'à reproduire le 4 minutes 33 de John Cage en déambulation dans une rue puisqu'ils ne jouent pas du tout pendant 5 minutes pour nous inviter à écouter les sons qui nous entourent. On ressort de ce spectacle avec des autres oreilles, tout est musique (de rue). John cage disait "quand un son te dérange, écoute le"; Musicabrass compose, dispose, intègre tous les sons et les transformes en musique et c'est magnifique. Michael

Rosette c'est génial!


Un trio de Nancy complètement barge sur scène, du délire, de l'absurde, du vent, du kitsche, des gadgets détournés et du groove qui tourne grave de grave et qui ne se prend surtout pas au sérieux. Ils ne tiennent pas en place, ils sont incontrôlables, ce sont des enfants. On ressort du concert avec un vent de liberté. Michael

Zur... superbe plastique!




On vous invite à regarder l'horizon en pleine nature avec des installations plastiques très belles, on vous fausse les perspectives, on vous invite au voyage. Zur choisi de changer les points de vue, les points de fuite, les focus pour ouvrir les portes de notre imaginaire. Pas de compréhensible mais du sensible, de l'image mariée au paysage. Je me laisse porter. Ils terminent le spectacle par une fanfare des plus originales avec des instruments bricolés et très inventifs. D'ailleurs toute la création sonore et musicale est une vraie réussite. Michael

Les autres demain

Numéros 8




J'ai vu le spectacle à Z'arts Up et je conseille fortement Zabote d'aller le voir qui revient avec le même sentiment que moi. Une proposition forte, simple, engagée et très efficace. 18 comédiens dans la rue qui nous montrent l'absurdité et les limites tragiques de l'ultra-libéralisme. Un des meilleurs spectacle de rue que j'ai vu cette année. Michael

Page Blanche



Un buzz énorme autour de ce spectacle mais pour ma part, je ne suis pas fan de la musique quand elle est rythmée ni des interventions scandées des peintres, mais le travail graphique est incroyable. Il y a une vraie patte sur cette toile de 10m x 10m éphémère et collective. Michael

Les Seaux

Une toute petite forme marionnette de rue de 12 minutes sur le deuil par la Cie la Valise. Un bel univers qui parle à tout le monde d'un sujet pas facile, qui remue, qui interpelle. Michael

Bilan Chalon

Voilà nom petit bilan de Chalon, j'ai aimé d'autres spectacles mais j'en parle pas par manque de temps et je me suis focalisé sur la musique et surtout les nouvelles écritures musicales en rue car malheureusement, la presse n'en parle pas. La musique de rue reste pour beaucoup du funk ou du Klezmer. C'est dommage.
Chalon reste un festival incontournable ou le risque artistique à sa place (c'est rare) et il y a un public pour ça.
La presse ne joue plus le rôle de critique, c'est un peu la tendance générale actuelle, elle informe, elle ne s'engage pas.
J'adore regarder Jacques Livichine regarder des spectacles. C'est un spectacle à lui tout seul.
On n'était pas beaucoup d'artistes dans les réunions des fédés, l'artiste aujourd'hui ne s'engage pas non plus mais il en reste un certain nombre qui font un travail souterrain remarquable.
Michael

10 octobre 2009

Vive la Rue !

"les événements les plus importants sont ces petites choses qui arrivent dans la rue"
george brecht.


la Rue !

posée en questions par les artistes de la Biennale de Lyon.
et tout d'un coup, on se dit que le projet Branks et que le projet de questionner la Rue en tant qu'espace public, en tant que lieu de rencontre, en tant que lieu d'oublis ou de surprises, en tant que vibrant endroit où l'incongruité peut faire réfléchir, ce projet d'avenir donc, est vraiment un projet d'actualité.
à la Biennale de Lyon on y voit de la danse "quotidienne" jouant les paysages urbains, on y voit le télescopage d'une nature "sauvage" avec la Rue "civilisée", on y voit l'indifférence face à l'anonymat, on y voit la possibilité de changer les rapports de dimension (un ridicule petit événement produit une énorme rupture), on y voit la réappropriation de l'ordre visuel, on y voit l'invisible monde "hors de"....
décidément. quel plaisir de sentir que cette question de la Rue est au centre de beaucoup de préoccupations, et que le projet Branks, surfant lui sur la contradiction animation-art est sur une voie qui pose aussi une question. à sa manière.
un projet aux allures parfois de Cheval de Troie. de jolies girafes font des choses rigolotes dans la rue. mais finalement à qui est cette Rue ? vois-je vraiment la Rue ? le son de cette Rue est il simplement un son de plus dans cette rue ou un son appartenant à cette Rue modifiée, transformée, ré-enchantée.

notre ré-enchantement de la Rue ressemble au besoin de lui donner du sens, mais aussi de la faire voler (en éclats), de la faire sonner et de danser encore et encore avec cette Rue neutralisée par un regard quotidien qui l'aplatit.

et puis quoi ?
... partager une question sur cet environnement si "naturel".

aa


















Rencontre avec Hou Hanru, commissaire de la Biennale de Lyon 2009:

Ce titre, Le Spectacle du quotidien, évoque quelque chose de très contradictoire. Pouvez-vous nous éclairer ?

HH : J'ai tout de suite proposé ce titre à Thierry Raspail (Directeur artistique de la Biennale de Lyon), dès le début de mon projet.
Aujourd'hui dans le monde où l'on vit, pour exister il faut être dans le spectacle, c'est la condition dans laquelle on vit. Tout est spectacle, n'importe qu'elle image dans un magazine, une exposition... et d'autre part dans le monde, on trouve ce que l'on appelle « le quotidien », qui est un terrain vivant, mouvant, un terrain où les gens inventent de multiples choses et essaient de résister à cette logique implacable de consommation, dont le spectacle est l'incarnation.
Dans la biennale, l'idée est d'utiliser « le spectacle » pour mettre le spot ligth sur ce monde invisible du quotidien ou des choses se créent chaque jour.

Quel est le projet de cette Biennale avec ce thème si global qui semble tous nous concerner ?

HH : Le projet de cette édition est de proposer aux gens de réfléchir sur le pourquoi de l'art. Tout est spectaculaire, tout est encadré par un carcan de consommation, de superficialité, de marché ou d'institution. La Biennale, c'est la tentative de retrouver le lien très proche entre la création artistique et la vie de chacun.
Il ne s'agit pas seulement de faire plaisir au gens en faisant une biennale sur la vie de tous les jours, cette proposition est aussi philosophique. Le monde est vraiment divisé en deux choses, l'une très visible, le spectacle, et l'autre invisible qui est le monde quotidien. Les artistes cherchent à s'inspirer de l'expérience de l'existence.
Je pourrais dire pour résumer que le centre du projet est vraiment de se dire qu'après 20 ans d'existence de la Biennale, nous sommes aujourd'hui dans une période ou il faut vraiment repenser ce rapport entre les artistes, l'art et les gens pour que la cohérence entre le monde de la création et la société continue d'exister.

Pouvez-vous nous expliquer comment l'on conçoit une exposition de cette envergure, avec 60 artistes, 4 lieux d'exposition, et une thématique aussi complexe ?

HH : la Biennale est construite selon un modèle qui intègre plusieurs dimensions, parce que le thème recouvre plusieurs facettes. J'ai donc organisé la Biennale selon 5 piliers qui se retrouvent facilement au fil de l'exposition.
Quand vous aller découvrir Le spectacle du quotidien, vous allez explorer « La Magie des Choses », qui vous propose le travail d'artistes qui modifient des objets, des situations du quotidien en de nouveaux horizons esthétiques et posent ainsi des questions d'ordre social, historique et politique. « L'Eloge de la dérive » s'intéresse aux artistes qui interviennent dans l'espace urbain et créent des formes artistiques qui résistent à l'ordre et aux contraintes spatiales.
« Vivons ensemble » explore le dialogue entre la ville et les communautés qui l'habitent, alors que « Un autre monde est possible » reçoit la parole d'artistes qui examinent la réalité de façon critique et imaginent de nouveaux ordres sociaux parfois utopiques.
Très proche de ce dernier pilier, il existe un projet qui s'appelle « Veduta » et qui inverse la proposition habituelle de l'art. Au lieu de faire venir le public voir des œuvres d'art, on fait aller les œuvres d'art vers le public et ce dans des quartiers en renouvellement urbain. Veduta, c'est en réalité la Biennale près des gens, chez eux. En proposant des expériences inédites autour de l'art contemporain, on essaie de nouer un dialogue, de parler d'art ou de tout simplement le regarder.

Vous semblez très sensible à l'engagement des artistes, à un lien entre l'humain et l'art...

HH : Toutes les expos que j'ai faite intègrent une dimension directement liée avec la ville, à la rue, à la façon dont les gens organisent leur propre vie leur quotidien. Je considère comme une réelle nécessité le fait que les artistes se réengagent dans la vie des gens.
Nous devons intégrer dans notre démarche un dialogue dans un débat, avec les types de public qui ont différents accès à ce genre de projet intellectuel. Nous ne pouvons pas faire de l'art en étant déconnecté de la société et de ce qu'elle vit.

Et comment dans cette logique là, vous voyez votre rôle de commissaire?

HH : Selon moi, je ne fais pas seulement des expositions. Je cherche un sens, un sens à la vie, et je propose une réflexion en particulier à travers les projets artistiques, pour favoriser certaines idées.
Etre « curator », ce n'est pas seulement inventer la meilleure exposition du monde... Une exposition n'est pas une fin, c'est le début d'un long processus pour proposer des idées pour l'avenir, pour la société. Ce n'est pas seulement une représentation d'objets, une mise en scène mais c'est un cadre de départ pour réfléchir à ce que nous sommes et ce que nous faisons là.

Comment choisissez-vous les artistes que vous exposez, par exemple ceux de cette biennale ?

HH : Un titre et un projet comme celui là, ça ne tombe pas du ciel ! Il résulte tout simplement d'une sorte articulation entre une recherche, un cadre théorique mené depuis un long moment et une grande partie de pratique et de connaissance des artistes. Je travaille beaucoup avec les artistes, j'apprends auprès d'eux, j'échange avec eux. J'en ai choisi certains que je connais bien, que je trouve essentiels puis j'ai fait de nouvelles recherches, j'ai ouvert des horizons, c'est mon travail de tous les jours de chercher des artistes ! J'ai donc aussi invité des artistes que n'avais jamais rencontrés.

18 août 2009

40 ans

40 ans de jeunesse
40 ans d'enthousiasme
40 ans de musique impro
40 ans de curiosité sonore
40 ans de ludisme
40 ans de frites
40 ans de triple café
40 ans de bonbons haribo
40 ans de OO
40 ans de "free à mort"
40 ans de "à tout de suite!"
40 ans de "faut que tu me donnes une deadline"
40 ans de "c'est super"
40 ans de "je te fais ça cette nuit"
40 ans d'hyper activisme
40 ans de regard vif
40 ans de "se sera sur le bog!"
40 ans de "Houa! Mais c'est géniale!"
40 ans de positivisme
40 ans de barriéres Vauban
40 ans de générosité
40 ans de création spontanée

et ce n'est que le début...

bon aniversaire Antoine!
( et c'est sur le blog... Michael)

11 juillet 2009

Petite pensée pour Antoine


Antoine, si tu nous écoute...
Il n'a pas pu venir le pauvre, il enregistre dans une cave de Vandoeuvre avec "la banquise", un petit groupe de jazz rock locale. C'est des copains à lui, il n'a pas su dire non. Michael

03 juin 2009

et ...


pour s'en convaincre (de la libre pensée précédente de MM) écoutez ici le reportage "inhiber l'anecdote du bruit" (vers le bas de la page... passionnant).

...et aussi ici, ici, ici, et ici.

(et ceci sans modération ! l'interview "les mémorables" de Varése ! ici on y apprend un paquet de trucs sur l'histoire de la musique, la difficulté de créer, la conviction...)

rien à voir ? et pourtant !
la curiosité comme source d'expérimentation et de culture, grandir en explorant d'autres manières de voir le monde, partager le regard de l'autre, s'ouvrir à des oreilles différentes, tenter l'inconnu, retrouver son état d'émerveillement, ne pas se fermer des possibles et des inconnus, oser le basculement, la sensation.
que de termes "populaires" !
pas besoin de savoir il suffit d'essayer, de se laisser aller à l'enchantement, de plonger dans la délectation du nouveau, du frisson, de la gourmandise ! si cela n'est pas populaire je me damne ! en écoutant le reportage "inhiber l'anecdote du bruit" de 1959 (!) je me demande encore qui peut s'arrêter dans le temps, qui ne veut plus bouger et avancer sur les voies de la découverte. tout simplement. tout joyeusement.
c'est un état d'esprit, un état de vie.

bref, le populaire c'est révéler les avancés sonores - entre autres - à tous. rien n'est "inaccessible" dans le monde du son. c'est un rapport au physique, à la sensation. le corps acoustique.
...tout le monde connait Tati et ses expériences sur la bande son ici et ici... nous ne sommes pas si loin de Schaeffer ici ou P. Henry...

alors, il faut "tenir le pas gagné"....

Oui l'heure nouvelle est au moins très-sévère.

Car je puis dire que la victoire m'est acquise : les grincements de dents, les sifflements de feu, les soupirs empestés se modèrent. Tous les souvenirs immondes s'effacent. Mes derniers regrets détalent, - des jalousies pour les mendiants, les brigands, les amis de la mort, les arriérés de toutes sortes. - Damnés, si je me vengeais !

Il faut être absolument moderne.

Point de cantiques : tenir le pas gagné. Dure nuit ! le sang séché fume sur ma face, et je n'ai rien derrière moi, que cet horrible arbrisseau !... Le combat spirituel est aussi brutal que la bataille d'hommes ; mais la vision de la justice est le plaisir de Dieu seul.

Cependant c'est la veille. Recevons tous les influx de vigueur et de tendresse réelle. Et à l'aurore, armés d'une ardente patience, nous entrerons aux splendides villes.

Rimbaud



aa

ps : Russolo, Russolo, Russolo !!! "L'art des bruits" ! Vite !

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"L'art des bruits". Manifeste !
Milan, 11 mars 1913.
Luigi Russolo.


Mon cher Balilla Pratella, grand musicien futuriste,

Le 9 mars 1913, durant notre sanglante victoire remportée sur 4000 passéistes au Théâtre Costanzi de Rome, nous défendions à coups de poing et de canne ta Musique futuriste, exécutée par un orchestre puissant, quand tout à coup mon esprit intuitif conçut un nouvel art que, seul, ton génie peut créer : l'Art des Bruits, conséquence logique de tes merveilleuses innovations.
La vie antique ne fut que silence. C'est au dix-neuvième siècle seulement, avec l'invention des machines, que naquit le Bruit. Aujourd'hui le bruit domine en souverain sur la sensibilité des hommes. Durant plusieurs siècles la vie se déroula en silence, ou en sourdine. Les bruits les plus retentissants n'étaient ni intenses, ni prolongés, ni variés. En effet, la nature est normalement silencieuse, sauf les tempêtes, les ouragans, les avalanches, les cascades et quelques mouvements telluriques exceptionnels.

C'est pourquoi les premiers sons que l'homme tira d'un roseau percé ou d'une corde tendue l'émerveillèrent profondément. Les peuples primitifs attribuèrent au son une origine divine. il fut entouré d'un respect religieux et réservé aux prêtres qui l'utilisèrent pour enrichir leurs rites d'un nouveau mystère. C'est ainsi que se forma la conception du son comme chose à part, différente et indépendante de la vie. La musique en fut le résultat, monde fantastique superposé au réel, monde inviolable et sacré. Cette atmosphère hiératique devait nécessairement ralentir le progrès de la musique, qui fut ainsi devancée par les autres arts. Les Grecs eux-mêmes, avec leur théorie musicale fixée mathématiquement par Pythagore et suivant laquelle on admettait seulement l'usage de quelques intervalles consonants, ont limité le domaine de la musique et ont rendu presque impossible l'harmonie qu'ils ignoraient absolument. La musique évolua au Moyen Age avec le développement et les modifications du système grec du tétracorde. Mais on continua à considérer le son dans son déroulement à travers le temps, conception étroite qui persista longtemps et que nous retrouvons encore dans les polyphonies les plus compliquées des musiciens flamands. L'accord n'existait pas encore; le développement des différentes parties n'était pas subordonné à l'accord que ces parties pouvaient produire ensemble; la conception de ces parties n'était pas verticale, mais simplement horizontale. Le désir et la recherche de l'union simultanée des sons différents (c'est-à-dire de l'accord, son complexe) se manifestèrent graduellement : on passa de l'accord parfait aux accords enrichis de quelques dissonances de passage, pour arriver aux dissonances persistantes et compliquées de la musique contemporaine.

L'art musical rechercha tout d'abord la pureté limpide et douce du son. Puis il amalgama des sons différents, en se préoccupant de caresser les oreilles par des harmonies suaves. Aujourd'hui, l'art musical recherche les amalgames de sons les plus dissonants, les plus étranges et les plus stridents. Nous nous approchons ainsi du son-bruit. Cette évolution de la musique est parallèle à la multiplication grandissante des machines ....

suite ici


Pensée libre

Tout le monde cherche à faire un bon spectacle populaire. Mais y a t il un artiste qui cherche autre chose? Ben non! Vous croyez que Ionesco cherche à se faire huer le jour de sa première de la cantatrice chauve? Vous croyez que Stravinski veut un scandale dans la salle quand il fait le sacre du printemps? Vous croyez que Pierre Henry invente une musique concrète pour faire chier le monde? Je pense au contraire que ces artistes se donnent une grande liberté et qu'ils ont dans un premier temps la générosité de la faire partagé et dans un deuxième temps le courage de continuer malgrès les critiques. Le temps montre qu'ils ont raison mais par ou sont ils passés?
Alors, d'accord pour des spectacles populaires mais jamais sans la liberté artistique, tan pis si ça racle par moment. Michael

11 juillet 2008

Formation intensive


Tout arrive!
Les Machins découvrent l'informatique chez Azimuts. On a de plus en plus une dimension sociale. Michael

LOLOGIX VOUS PARLE

attention attention bientôt lologix va entrer en relation avec vous....je vais vous bloguer grave la fratz!!!

21 juin 2008

H2O !


on a trouvé de l'eau sur Mars ici !

formidable. encore une découverte qui va relativiser notre sentiment d'être unique et paradoxalement le renforcer.


il faudra faire un billet art et science un jour ; il s'est trouvé beaucoup de poésie dans les découvertes scientifiques. un langage ésotérique, des images fabuleuses et virtuelles, une quête de l'Absolue, une question sur l'Homme... bref, que de sujets aux mêmes préoccupations. et puis, il n'est plus si étonnant de voir les films scientifiques rivaliser avec les courts artistiques, pas étonnant non plus de découvrir la nouvelle cuisine française qui se cherche des innovations spectaculaires ici et ici , et encore tellement de télescopages art - science.... après tout l'Ecole de Nancy de 1900 ici en était un exemple bien surprenant....


Ah ! et au fait .... les Branks jouent à Montigny les Bretonneux ici demain 22 juin ! woaaaaaaaaa !


aa

19 décembre 2007

histoire du voir.... aa

suite à ce telethon hallucinant et notre expérience délétere de télescopage avec france 2 :
la tv...

analyse 1

analyse 2
extrait :
"Désir métaphysique, d'indicible, de permanence et d'absolu pour la culture. Désir d'immanence, brutalité d'une nudité dé-contextualisée, utilitarisme et fonctionnalité sont les enjeux de la télévision. Son plaisir est objectif et efficace, il se réalise spontanément dans la satisfaction, c'est-à-dire l'anéantissement du manque, la destruction du besoin. Son désir est consommation et les choses désirées réduites à n'être que "de pures fonctions du processus vital de la société comme s'ils n'étaient là que pour satisfaire quelque besoin". L'objet de la télévision est devenu "marchandise", facilement identifiable, particulièrement digeste, et par conséquent aisément destructible. L'audience dépendant de la symbiose entre le goût du public et les programmes proposés, la création a été laissée entre les mains de spécialistes de la communication et des médias. La télévision, devenue un authentique loisir de masse, représente désormais des intérêts économiques conséquents dépendant des téléspectateurs et des annonceurs. Son objectif est l'audience ; ses collègues de travail, la sémiologie, les sondages, les études de marché, le planning stratégique, etc. Comment la culture pourrait préserver des rapports positifs dans un cadre aussi hostile ? Comment ne pas partager son affliction légitime face à des émissions telles que 'Incroyable mais vrai', 'Le Maillon faible' ou 'Sagas' ?"





franchement... rien ne vaut le net. au moins nous y sommes pour une part acteur.
aa

15 décembre 2007

Le déluge....


de photos arrive. mais en attendant, un peu de transmission gratuite de savoir : ici
(vous êtes vraiment trop impatient).

14 décembre 2007

Pensée de Sophocle....


avant le déluge de photos relatant les péripéties de la cie pour france2 à metz les 7 et 8 décembre...