29 septembre 2008

Azimuts sur France inter

Voilà, on est passé sur l'émission "Carnets de Campagne". Ce fut l'occasion d'évoquer le travail de la compagnie Azimuts sur le territoire de la Haute Saulx : les ateliers, le festival...

Vous pouvez podcaster l'émission ici


JP

24 septembre 2008

don't forget my friend

la war a lieu à Chalon avec fumigènes et tout le toutim le 30 septembre. Chalon en... champagne ! yeah ! fire ! ici
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vrac vrac vrac !

en vrac... malbrouck et son festival, aurillac, l'accident aa du luxembourg, l'intervention fédé.... etc, etc.... aout.
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Prochaine date "chemin des hommes"


On vous attend le mardi 30 septembre à Chalons en Champagne à 21h sur la place du Maréchal Foch (grand personnage de 14-18) pour le spectacle sur Appolinaire au front "le chemin des hommes"

23 septembre 2008

Ecole de la 2ième chance




Justine, Estelle, Virginie, Johanna, Natacha, Michael et Florian tentent leur 2ième chance avec entre autre, un atelier théâtre sur le travail, la formation et le recrutement. Cassé par le système, user par l'envoie en nombre de CV sans réponses, ils regardent l'avenir avec un regard acide et pourtant, ils sont motivés, intérressants et débordent d'énergie. Michael

La parité homme femme chez Azimuts


17 septembre 2008

Les chemins des hommes à Albert dans la somme le 20 septembre à 21 h...

Après une soirée pluvieuse à Péronne qui nous a obligé à annuler à la dernière minute, nous serons à :


Albert le 20 septembre à 21 heure.
Place Emile Leturq


C'est une nouvelle occasion de découvrir ce spectacle... 

09 septembre 2008

Le Chemin des Hommes à Péronne

Le Chemin des Hommes jouera samedi devant le mémorial
14-18 de Péronne dans la somme à 21H

05 septembre 2008

France 3 parle du festival et de la compagnie

Le voici le petit reportage de Floreal Torralba de France 3 sur les 10 ans d'azimuts et le festival Sur Saulx, ou vous découvrirez Bernard Guillemin et Michael Monnin ainsi que Morley en fête et le siège de la compagnie...

video
JP

04 septembre 2008

L'après festival



Une belle couverture presse






03 septembre 2008

Utopie rurale

Un premier festival et un anniversaire dont on se souviendra longtemps je pense. Voici une avalanche de photos ainsi que le texte des dix ans pour se souvenir ou découvrir cet ilôt d'utopie, cette parenthère azimutée.
10 ans déjà... c'est qu'un début! Michael




Voici le texte des dix ans lu par Michael et Zabote

M 10 ans et alors ?
Z 10 ans pour quoi ? 10 ans.
M 10 ans d’action artistique en milieu rural pour quoi faire ?
Z On s’est souvent posé la question : « sommes-nous utiles ? »
M Qu’est ce qu’une compagnie apporte concrètement à la cité, à la société ?

Z Tentatives de réponse
M 1997 Au mariage d’un copain Pierre me dit qu’il a envie de monter une fanfare ska et je lui dis que j’aimerais qu’on fasse un groupe qui puisse jouer partout.
Z EN 1998 les Brankignols sont nés et font leurs premières dates : le 9 mai à la fête des ânes et des fleurs de Brillon en Barrois (cela ne s’invente pas).

M Les phrases récurrentes
On nous a souvent posé la question, à nous artistes :
Z «Qu’est ce que vous faites comme métier ?
M - Musiciens, comédiens.
Z - Oui mais comme métier ? »

M 1998 création du spectacle jeune public Tic Tac Toc d’après les chansons du CD.
Z Je me suis improvisée éclairagiste pour enfin faire quelque chose de rémunéré, avant je bossais gratos, sauf que je ne campais pas les projos car à plus de 2 mètres j’ai le vertige. C’est aussi l’époque où j’étais enceinte de Timothé, après Valentin a pris la relève. La dernière pour moi c’était au théâtre de la Roële à Nancy, je m’allongeais sur les bancs pour calmer les contractions, nos enfants ont été très vite dans le bain.
M En parlant enfant, Zoé la première on l’a fait 2 ans avant, on a enregistré ses pleurs à 4 mois pour être sur le CD tic tac toc.
Z Ils sont nés en même temps que la Cie. Deux familles en quelque sorte.

M 1999 la tempête de décembre : Scènes et territoires nous demande 6 mois plus tard de créer un spectacle autour d’un arbre.
Z Je leur fais des costumes de lutins et les barbouillent de maquillage de la tête aux pieds. Ils adorent !
M C’est les prémisses de Points de suspension.

Z Les phrases assassines
M Un vieux du coin un jour : « Tu peux pas réussir ici, tu n’es pas né ici »

Z Avril 2000 On présente la première de Points de suspension au Bouchon sur Saulx, il y a 400 personnes alors qu’il pleut des cordes. Le public nous suit dans une procession de parapluies en dehors du village près de la Saulx.
M Certaines personnes sont en mocassins, on s’enfonce dans la boue malgré la paille étalée dans le champ. Val casse une échasse qui y reste plantée.

Z Les phrases récurrentes
M Et vous arrivez à gagner votre vie ?

Z Août 2000 Les Brankignols à Aurillac, 400 compagnies jouent leurs spectacles comme ils peuvent dans la ville, c’est la foire d’empoigne.

M Les phrases assassines
Ca ne refait pas les trottoirs votre théâtre de rue !



Z Réflexion
Si les élus accordaient autant d’argent à la culture que pour les fleurs, on aurait beaucoup plus de vie et de spectacles dans les villages.

M 2001 création de la version de nuit de Points de suspension avec la belle rencontre du plasticien Thierry Devaux.
Certains effets feux ne marchent jamais ou très rarement, plus tard on prendra de vrais techniciens.

--- Intervention de Valentin ---

Z Les chiffres
M 634 représentations en 10 ans
Z 190.200 spectateurs
M 300.000 km effectués
Z Si on s’arrête toutes les 2 heures avec une moyenne de 90 km/h cela donne environ 1500 arrêts pipi.
M 10.500 sandwichs triangles qui collent au palais.
Z 55 vidanges
M 18 trains de pneus
Z deux boîtes de vitesses
M un embrayage
Z un moteur serré
M aucun accident.

Z Anecdote
M Avec Points de suspension on a joué à St jean de Mont, Pornichet, la Villette à Paris, en Hollande, en Belgique, en Ecosse mais pour certains locaux on était les guignols qui se pendaient dans les arbres.
Z Longtemps notre facteur du Bouchon nous a surnommé les schtroumfs à cause des costumes bleus de points de suspension.

M Les phrases assassines
Un maire qui n’est pas du coin « ton spectacle c’est bien pour les gens de la ville mais pas pour ceux de la campagne »

Z Anecdote
M En 2002, on a été invité à la Garden partie sous Chirac avec le spectacle Points de suspension et on n’y est pas allé. On attend que Sarkozy nous invite sur le yacht de Bolloré avec les Branks.

Z Les chiffres
M J’ai dit au moins 1500 fois à Zabote «j’en ai marre j’arrête ».
Z Il m’a dit au moins 1500 fois «j’en ai marre j’arrête ».

M Novembre 2003 création du spectacle de Jardins en transit à Brauvilliers
2003 c’est aussi l’année des conflits des intermittents avec une très difficile inauguration au festival Renaissances.
Z Nous y croisons les artistes de la Valise pour la première fois mais dans ce contexte où les positions divergent ce n’est pas facile…

M Les chiffres
Z 2 contrôles Urssaf.
M Entre 120 et 400 feuilles A4 imprimées chaque mois pour les fiches de paies et les contrats des artistes.
Z J’ai dit au moins 1500 fois à Michael «j’en ai marre du bureau, ça nous bouffe ».
M Elle m’a dit au moins 1500 fois «j’en ai marre du bureau, ça nous bouffe ».
Z D’ailleurs je le redis car c’est toujours vrai «j’en ai marre du bureau, ça nous bouffe ».

M Réflexion
Toutes les stations services d’autoroutes se ressemblent, c’est les mêmes caisses, les mêmes urinoirs, les mêmes chewing-gums, les mêmes fraises tagada, les mêmes sandwichs triangles
Z les mêmes sandwichs triangles
M les mêmes sandwichs triangles
Z les mêmes sandwichs triangles
M les mêmes sandwichs triangles
Z les mêmes sandwichs triangles…
M vive la mondialisation !

Z 2004 Création du spectacle Les lettres bleues avec les enfants des ateliers. On nous en demande encore des affiches.
M C’est aussi l’année d’une terrible crise interne dans la compagnie qui se conclura par une scission et la naissance de la Cie la chose publique.

Z Les chiffres
1800 heures d’ateliers de sensibilisation au théâtre et à la musique pour les jeunes et les moins jeunes.
M On a fait marcher 357 enfants et adultes sur échasses.

Z Les phrases assassines
M Un jour j’ai demandé au maire d’un village si ça l’intéressait que nos ateliers se déroulent dans son village. Il m’a répondu qu’il avait assez à faire avec tous les gosses du village, ce n’était pas pour s’occuper de ceux des autres.

Z Anecdote
M Arrivé dans le train en direction de Cannes, on s’est aperçu qu’on avait oublié les chapeaux des Brankignols, on est parti acheter des bobs, casquettes et melons en feutre (la honte).
Z A Metz c’étaient les costumes de Points de suspension qui ont été oubliés. Heureusement ce n’était pas loin, une amie est venue les rechercher.

Z 2005 création du spectacle Le Souvenir où nous jouons tous les deux des vieux.
M C’est aussi la création de Ressources Zumaines un spectacle sur la culture d’entreprise et les tensions dans le monde du travail. Un spectateur qui travaille chez Général Motors viens nous voir à la fin d’une représentation à Aurillac et nous dit que l’on est encore loin de la réalité.
Z On a joué les deux à Aurillac en 2006. Mon plus beau souvenir c’est un artiste qui, en revenant dans la cour où nous jouions tous, venait de croiser une dame en pleurs, il s’est inquiété d’elle pensant qu’elle avait un problème et besoin d’aide, mais elle allait très bien et avait simplement été très émue par Le Souvenir, il trouvait que ce n’était pas si courant et très beau pour venir nous le dire.

M Anecdote
C’est là où on a eu le plus de pluie en si peu de temps, nous avions couvert la cour de bâches mais ça fuyait de partout et faisait un bruit terrible à ne plus entendre le texte, nous avons dû arrêter le spectacle en plein milieu, je crois que c’est la seule fois.

Z Les chiffres
55 artistes, techniciens, administratifs ont travaillé chez Azimuts.
M 55 ont osé la Meuse.

Z Anecdote
M On s’est fait viré du magasin Auchan suite à une plaisanterie de Thomas que le directeur a mal pris.

Z Anecdote
M On est souvent repartis avec les clefs des chambres de l’hôtel dans la poche.

Z 2006 début de la création du Chemin des hommes, deux ans en tout : de construction, de recherche de financements, de création costumes, de recherche d’archives, de travail d’acteur, … fin du travail en mai 2008.

M 2007 création de Charcuterie et autres friandises, notre grand St Nicolas. Image qui restera pour la Région lors du téléthon.

Z 2008 création des Branks, fanfare free jazz, comme on nous surnomme dans la profession.
M Les Branks à Aurillac, non plus 400 mais 600 compagnies jouent leurs spectacles comme ils peuvent dans la ville, c’est encore plus la foire d’empoigne.
Z Ce n’est pas qu’on fait une fixette sur Aurillac mais il faut y aller pour le croire !



M En conclusion on voudrait vous lire un texte qu’on aurait bien aimé écrire. Il est de Vincent avec qui on travaille depuis un an.

Texte de vincent

Il n’y a pas de spécificité dans notre démarche.
Z Notre ambition est grande mais elle est simple, complexe mais pas compliquée : être ouvert, être en recherche, être accessible, et faire au mieux notre métier d’acteur qui est de jouer.
M Jouer là où personne ne va jouer,
Z Jouer là où la culture a été laissée en pâture aux sociétés de télévision,
M Là où un boulevard à été créé pour que les espaces de cerveaux disponibles soient envahis par les afficheurs en tout genre, ceux qui nous font nous méprendre sur l’ambition de nos vies et tentent de combler nos soifs et nos désirs par les consommables faciles.
Z Jouer partout,
M Jouer de tout,
Z Jouer quelle que soit la forme,
M Jouer aussi parce que c’est un moyen d’être ensemble, de nous rassembler, de nous fédérer, d’inventer avec d’autres,
Z Jouer car c’est le langage universel qui porte au-delà des frontières des langues, des cultures, des habitudes, des peurs, des préjugés,
M Jouer donc pour connaître,
Z Jouer parce que c’est ce que nous avons en commun avec la musique et sans doute avec les autres arts,
M Jouer parce que c’est ce que font les enfants pour grandir et apprendre,
Z Jouer aussi pour dire, retranscrire, raconter, donner la mesure,
M Jouer parce qu’il n’existe pas de définition arrêtée du mot jouer et qu’il faut sans cesse le réinventer…
Z Jouer, et laisser le public libre…

encore et encore






encore et encore






encore et encore